L’Art géométrique dans la préhistoire et la protohistoire européenne

 
IV° colloque franco-ukrainien d’archéologie
« L’ART GEOMETRIQUE DE LA PREHISTOIRE A NOS JOURS »
Kiev, avril 2015
 
ART GÉOMÉTRIQUE ET GÉOMÉTRISATION DE L’ART.
CONTRIBUTION À UNE HISTOIRE ET À UNE FORMALISATION DE L’ART GÉOMÉTRIQUE DE LA PRÉHISTOIRE À NOS JOURS
 
 
Résumé
Le décor géométrique fait son apparition aux tous débuts de l’art, dans le paléolithique supérieur européen, en même temps que l’art animalier figuratif (dans ses manifestations naturalistes, schématiques ou abstraites), l’art idéographique (signes complexes) et, plus rare, le décor floral. Le catalogue des motifs géométriques s’inspire des formes vues dans la nature (astres du ciel, coquillages, cristaux, végétaux) : points, lignes, croix, chevrons, flèches, cercles, spirales, lunules, triangles, rectangles, étoiles, méandres, etc.
La formalisation de la description de l’art géométrique est réalisée de la façon suivante :
- Motifs élémentaires,
- Répétitions des motifs élémentaires,
- Composition (linéaire, en bandeau, centrée, etc.),
- Assemblage des compositions.
- Texturage et coloriage des compositions.
Le décor géométrique se retrouve dans l’art du Mésolithique, du Néolithique (gravures mégalithiques, céramiques peintes), de l’âge du Bronze (art rupestre).
L’invention du compas (attribué dans la mythologie grecque à Talos, neveu de Dédale), et la naissance de la géométrie euclidienne permet l’utilisation de la règle et du compas pour dessiner des figures géométriques de plus en plus complexes (cercles et polygones, entrelacs) qui se développent dans l’art grec, romain, byzantin, bouddhiste, islamique et médiéval,  jusqu’à nos jours.
 
François Djindjian
Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne et UMR 7041 Arscan